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COR.SPARK Article

Se connecter pour le bien commun : faits saillants du Sommet COR.SPARK 2019

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Symcor 06 janvier 2020

Le secteur canadien des services financiers et de l’assurance s’est réuni en novembre dernier à l’occasion du quatrième Sommet Innovation COR.SPARK. Tenue sur le thème « Se connecter pour le bien commun », qui est aussi la mission première de Symcor, cette journée de réseautage et d’apprentissage a rappelé l’importance de la collaboration dans un marché soumis à une transformation numérique accélérée. Parmi les participants figuraient des leaders d’opinion et des experts de plusieurs domaines : technologie financière, cybersécurité, science des données et de l’IA, innovation médicale et défense des intérêts sociaux.

La nouvelle ère d’un secteur bancaire numérisé, plus ouvert et plus humain

Le discours principal a été prononcé par Chris Skinner, l’une des 40 personnalités les plus influentes du monde des technologies financières selon le Financial News du Wall Street Journal et l’agence de presse Thomson Reuters.

« Les banques sont des entremetteurs de confiance, a-t-il observé, mais les technologues comprennent rarement ce facteur crucial. Elles sont soumises à des règles cinq fois plus nombreuses que les entreprises technologiques parce qu’elles servent de relais entre des citoyens, des entreprises et des institutions qui ne se font pas toujours confiance. C’est pourquoi elles sont au cœur de l’économie, de l’appareil gouvernemental et de la société. »

Ce discours a été suivi d’une éclairante présentation de Chris Mathers sur les rouages de la criminalité financière. Expert en criminalité et en gestion des risques, cet ancien policier et agent d’infiltration de la GRC, de la US Drug Enforcement Administration et du Service des douanes américain a combattu le crime en se faisant passer pour un gangster, un narcotrafiquant et même un blanchisseur d’argent.

« Pour attraper les malfaiteurs, a-t-il insisté, il faut penser comme eux. Les banques doivent donc collaborer avec les autorités policières et rassembler le maximum d’informations sur les agissements des escrocs. Sinon, la fraude continuera de se répandre. »

Des liens étroits entre trafic des personnes et blanchiment d’argent

Une autre conférence marquante fut celle de Timea Nagy, courageuse rescapée du trafic des personnes, qui a évoqué son atroce expérience du sombre univers de la traite d’êtres humains et décrit comment les prédateurs blanchissent leur argent via des circuits financiers légitimes.

« L’unique façon de mettre fin au trafic des personnes, a-t-elle soutenu, consiste à unir nos forces pour débattre des meilleurs moyens de l’éradiquer. »

À ses côtés se trouvait Cameron Field, directeur principal de l’Unité du renseignement financier LBC de la BMO, qui a parlé du projet PROTECT auquel collaborent le CANAFE, des banques et des services de police en vue d’enrayer le blanchiment d’argent lié au trafic des personnes.

Soulignant l’importance d’éliminer le trafic transfrontalier des personnes au profit du « bien commun », M. Field a déploré la nette insuffisance du partage de renseignements entre les banques canadiennes, notant que « ce cloisonnement limite énormément notre action et notre efficacité ».

L’ouverture du système bancaire canadien : souhaitable ou non ?

Des spécialistes ont aussi débattu d’une possible ouverture du système bancaire du point de vue de la protection des consommateurs, de la confidentialité, de la cybersécurité et de la stabilité financière.

Ce panel d’experts regroupait Kirsten Thompson, associée et responsable nationale du groupe Technologies transformatives et Stratégie de données du cabinet d’avocats Dentons ; Franklin Garrigues, vice-président, Canaux numériques, à la Banque TD ; Abhishek Sinha, associé de la pratique des services financiers du cabinet Ernst & Young LLP ; et notre conférencier Chris Skinner. Leurs avis parfois divergents ont suscité un vif intérêt pendant la période de questions.

Paiements, santé et services financiers : des innovations qui favorisent le bien commun

À propos de l’incidence des paiements en temps réel, Joanna Lewis, associée du cabinet Capco, a incité les banques à mettre en commun la puissance des données collectives pour éliminer la fraude, selon une approche plus responsable que la détection en vase clos.

De son côté, le conférencier et futurologue Nikolas Badminton a brossé un tableau éloquent des technologies qui façonneront notre avenir. Pour prédire à quoi ressembleront les services financiers en 2030, il a recouru au concept de « dignité des données » et affirmé que « les droits numériques relèvent des droits de la personne ».

Quant au Dr Sacha Bhatia, agent en chef de l’innovation médicale au Women’s College Hospital, il a offert une instructive présentation sur les soins virtuels et les technologies de santé numériques en voie de révolutionner la prestation des soins.

« Et si nous intervenions avant la manifestation d’un problème de santé, s’est-il interrogé ? Déjà, nous pouvons améliorer la qualité et la rapidité des soins en intégrant des outils numériques dès la conception des services et en misant sur la puissance des mégadonnées pour nos médecins. »

Le bien commun est indissociable de l’intérêt public : le mot de la fin de Chameli Naraine, présidente et chef de la direction

En clôture du sommet, la PCD de Symcor Chameli Naraine a exhorté les participants à relever nos grands défis sectoriels et sociaux de façon collaborative.

« Nous souhaitons avoir mis en lumière les deux leçons clés du partage des connaissances et de la sensibilisation, a-t-elle souligné. Ce sommet vise à trouver les meilleures solutions en matière de fraude, de criminalité financière, de trafic des personnes ou de soins virtuels, que ce soit sous forme d’évolution ou de révolution. Nous devons accélérer le pas pour résoudre sans délai certaines de ces questions. »

Mme Naraine a aussi réaffirmé l’engagement de confiance de Symcor et l’importance pour le secteur financier de promouvoir conjointement l’innovation au profit de la compétitivité internationale du Canada. « Quand notre action est dictée par le bien commun, a-t-elle conclu, elle sert automatiquement l’intérêt public. »

Symcor tiendra en 2020 son 5e Sommet Innovation COR.SPARK. N’hésitez pas à nous transmettre par courriel vos idées et suggestions de conférenciers à marketing@symcor.com.

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