Comment le service de renseignement entre institutions redéfinit la prévention de la fraude au Canada

Les approches collaboratives prouvent que la visibilité collective n'est pas seulement plus intelligente, mais qu'elle est essentielle pour arrêter les attaques avant qu'elles aboutissent.
La fraude ne se contente plus de se faufiler dans le système. De nos jours, les attaques sont plus rapides, mieux coordonnées et de plus en plus difficiles à détecter avec les moyens traditionnels. Pour les institutions financières canadiennes, les enjeux ont dépassé les protocoles d'arrière-guichet et les listes de contrôle de prévention des pertes. Les revenus ne sont pas les seuls à être menacés. Le doute s’installe au niveau de la confiance opérationnelle, de la fidélité des clients et de la capacité à innover en toute sécurité. La fraude a créé une vulnérabilité à l'échelle du système, et la façon dont les institutions réagissent aujourd'hui déterminera leur rôle dans l'écosystème financier de demain.
En sa qualité d'un des plus importants consortiums de lutte contre la fraude au Canada, Symcor a pu constater par elle-même que la collaboration n'est plus une option. La fraude a créé une vulnérabilité à l'échelle du système, et la capacité de réagir collectivement définira l'écosystème financier de demain.
« La fraude ne respecte ni les frontières ni les institutions et évolue rapidement. C'est l'occasion de combler le fossé entre la prévention, la détection et l'exécution. »
— Sanjeev Chib, vice-président chargé des produits – Solutions de lutte contre la fraude et la criminalité financière
Les Canadiens ont perdu plus de 638 millions de dollars à cause de la fraude en 2024. Le Centre antifraude du Canada a reçu plus de 108 000 signalements, dont de nombreux cas d'usurpation d'identité et de pertes financières pour les particuliers comme pour les entreprises. Les fraudeurs continuent d'adapter leurs méthodes en utilisant des outils numériques sophistiqués, et en recourant au piratage psychologique et à la tromperie assistée par l'IA. Ils créent ainsi des escroqueries toujours plus convaincantes pour les consommateurs et des attaques complexes contre les institutions.
Ces tendances témoignent de l'importance du Mois de la prévention de la fraude, non seulement pour sensibiliser les consommateurs, mais aussi pour renforcer la résilience de l'ensemble du secteur. La fraude n'est pas une série d'événements isolés. Les attaques les plus sophistiquées touchent de multiples institutions, et exploitent les lacunes dans les domaines suivants :
- La visibilité
- Les seuils de détection
- La coordination des interventions
- Le partage d’informations entre les secteurs
Pour contrer une menace qui agit collectivement, les institutions financières doivent en faire autant.
La bataille contre la fraude se déroule sur plusieurs fronts
La fraude par chèque est un bon exemple de cette complexité. Autrefois considérée comme un problème en perte de vitesse, la fraude par chèque a connu une forte augmentation au cours des dernières années. Entre 2020 et 2023, les pertes déclarées liées à la fraude par chèque ont augmenté d'environ 300 % au Canada, ce qui représente près d'un tiers de tous les cas de fraude bancaire, malgré l'adoption croissante des paiements numériques.
Cette résurgence n'est pas le résultat d'une tactique unique, mais de multiples facteurs qui se conjuguent. Les instruments contrefaits imprimés sont plus faciles et moins coûteux à produire. Certains malfaiteurs combinent les faux documents avec le piratage psychologique pour faire pression sur les institutions afin qu'elles débloquent des fonds avant que les contrôles ne déclenchent des alertes.
Pendant ce temps, les menaces proprement numériques telles que la création d'identités synthétiques, la manipulation des paiements par pression autorisés et l’hameçonnage généré par l'IA continuent d'évoluer. Une récente récente mise à jour de TransUnion à jour de TransUnion montre qu'environ 26 % des chefs d'entreprise canadiens signalent la fraude par identité synthétique comme un facteur clé de pertes. La vérification de l'identité et la réputation des appareils sont citées comme des priorités absolues pour contrer ces attaques.
Ces tendances montrent bien que la fraude n'est pas un ensemble statique de tactiques. Il s'agit d'un environnement de menaces évolutif et coordonné qui exige une anticipation stratégique et un système de renseignement à l'échelle de l'écosystème, et pas seulement une détection réactive.
La tendance dans le secteur s'oriente vers la collaboration
Les leaders du secteur de la fraude et de la criminalité financière perçoivent clairement cette évolution. Le Rapport d'information sur la fraude, qui s'appuie sur les points de vue d'experts en matière de risque et de conformité, constate que les fraudeurs utilisent des tactiques plus avancées à mesure que les pressions économiques et l'accès à la technologie se développent. L'un des contributeurs fait remarquer qu'il existe souvent un lien visible entre les tensions économiques sur des marchés plus vastes et l'augmentation de l'activité frauduleuse, ce qui rend d'autant plus urgents les efforts de prévention proactive au sein des organisations.
Cette évolution s'inscrit dans une dynamique de marché qui reconnaît la fraude comme un risque à l'échelle de l'entreprise. Par exemple, au Royaume-Uni, les organismes de organismes de réglementation mettent en place des initiativesmettent en place des initiatives qui rendent les institutions financières plus responsables de la prévention des pertes dues à la fraude, en déplaçant la responsabilité vers les institutions plutôt que vers les individus victimes. En conséquence, les stratégies de prévention de la fraude dépassent les ensembles de règles internes pour s'inscrire dans des cadres de collaboration plus larges où le partage de l'information et la sensibilisation entre institutions améliorent les résultats en matière de détection.
Les raisons pour lesquelles les chefs d'entreprise doivent agir sans tarder
L'accélération des paiements en temps réel et les cadres de finance ouverte ajoutent à l'urgence. Des pistes plus rapides et un accès plus étendu aux données laissent moins de temps pour mettre fin à une activité suspecte. Les processus traditionnels d'examen a posteriori ne suffisent plus. Les institutions ont besoin d'une détection en temps quasi réel, d'une validation cohérente de l'identité et d'interventions coordonnées dans l'ensemble de l'écosystème.
La politique gouvernementale reflète également cette évolution. Le budget fédéral du Canada et les annonces politiques qui ont suivi s'orientent vers une approche centralisée de la lutte contre la criminalité financière, avec notamment le projet de l'Agence contre les crimes financiers, destiné à coordonner les efforts de renseignement et d'application de la loi dans tous les secteurs. L'objectif est de réduire la fragmentation et de permettre le partage d’informations liées aux menaces en temps réel entre les institutions, les services d'application de la loi et les organismes de réglementation.
Concrètement, il s'agit pour les chefs d'entreprise d'investir dans des outils et des partenariats qui vont au-delà d'une vision du risque propre à chaque institution. Le partage des informations, la validation cohérente des identités et les cadres de détection entre institutions améliorent sensiblement les résultats.
Quand la collaboration conduit à l'action : le modèle de Symcor en pratique
Les institutions financières canadiennes démontrent déjà l'impact de la défense collaborative.
Grâce aux services de détection des fraudes de Symcor, les banques ont accès à des modèles interinstitutionnels qu'il serait difficile d'identifier de manière isolée :
- Des images de chèques dupliqués apparaissant dans plusieurs institutions
- Des séquences de transactions anormales liées à une activité frauduleuse
- Des indicateurs de contrefaçon, tels que des champs modifiés ou des caractéristiques de chèque non conformes
En détectant rapidement ces signaux et en permettant aux participants d'avoir une vision coordonnée, Symcor aide les institutions financières à intervenir plus rapidement et à réduire les pertes liées à la fraude par chèques. Ainsi, des pertes potentielles se chiffrant à des millions de dollars peuvent être évitées chaque année.
C'est la puissance de la visibilité collective : une détection plus rapide, des alertes de meilleure qualité, moins de faux positifs et des opérations antifraude plus efficaces. Les institutions peuvent passer du stade des enquêtes réactives à celui des perturbations proactives.
Un cadre plus large pour la prévention de la fraude financière
Pour mettre en place des défenses résilientes contre la fraude, il faut regarder au-delà des systèmes internes. Lorsque les institutions peuvent effectuer des transactions sécurisées en temps réel et vérifier en toute confiance les contreparties, elles proposent de nouveaux services et des expériences numériques aux clients, sans risque excessif.
La prévention de la fraude doit se trouver à tous les niveaux, depuis l'intégration et la vérification de l'identité jusqu'à l'autorisation de paiement et l'assistance à la clientèle. La prévention moderne de la fraude implique ceci :
- Analyse en temps réel et détection des anomalies
- Modèles d'apprentissage automatique entraînés sur divers ensembles de données
- Réseaux de renseignement sur les menaces partagés
- Vérification renforcée de l'identité à chaque point de contact
- Collaboration transparente entre les institutions, les organismes de réglementation et l’application de la loi.
Cette approche fait passer la prévention de la fraude du statut de centre de coûts à celui de catalyseur d'innovation.
Les perspectives pour l’avenir
Le paysage de la fraude a bien changé depuis cinq ans. Les institutions financières sont désormais confrontées à un choix crucial : continuer à fonctionner avec des outils cloisonnés et une visibilité fragmentée, ou élaborer une approche connectée, axée sur le renseignement, qui reflète la manière dont les fraudeurs d'aujourd'hui sévissent.
Alors que la modernisation des paiements s'accélère et que les attentes des clients évoluent, les institutions qui intègrent dans leurs opérations la détection en temps réel, une validation plus rigoureuse de l'identité et une collaboration entre institutions seront mieux placées pour protéger à la fois leurs clients et leurs activités.
La voie à suivre est claire. La prévention de la fraude ne peut plus se limiter à des systèmes isolés ou à des examens a posteriori – elle doit être intégrée à l'ensemble du parcours du client et s'appuyer sur des informations partagées qui renforcent la prise de décision. Les institutions qui investissent maintenant dans une infrastructure moderne et des partenariats collaboratifs ne se contenteront pas de réduire les pertes ; elles contribueront à façonner un écosystème financier plus sûr et plus résilient pour l'avenir.
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