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Perspectives Leadership

La nécessité vitale d'impliquer un plus grand nombre de femmes dans le domaine des technologies

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Symcor 18 mars 2021
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Symcor a été nommée Entreprise de l'année 2020 par Femmes en communications et technologie (FCT) pour avoir fait preuve d'un engagement extraordinaire envers l'avancement des femmes et montré des résultats mesurables dans la création d'un lieu de travail plus diversifié et inclusif.

Cette distinction a fait l'objet d'une conversation au coin du feu entre Chameli Naraine, présidente et chef de la direction de Symcor, et Kevin Peesker, président de Microsoft Canada. La conversation a eu lieu dans le cadre de la série d'événements virtuels Célébrations de FTC : Étincelles du changement et était intitulée Accélérer le changement : Le besoin vital d'impliquer un plus grand nombre de femmes dans le domaine des technologies.

Voici un extrait abrégé de la conversation entre Kevin Peesker et Chameli Naraine, qui contient de nombreux points de vue inspirants et sincères.

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Kevin : Depuis longtemps, vous soutenez les femmes et leur donnez des moyens d'agir. Parmi les nombreux accomplissements, vous avez été nommée l’une des 100 femmes les plus influentes au Canada; vous avez été l’une des finalistes sur la liste des meilleurs porte-parole des femmes de Women in Payments; et sous votre leadership, votre entreprise a reçu le prix d’Entreprise de l’année décerné par FCT. Parlez-nous de votre parcours et de la façon dont il a contribué à vous façonner en tant que personne.

Chameli : J'ai grandi dans une famille qui encourageait vraiment la prise de risques et la curiosité. Mon père et mon grand-père ont joué un rôle important dans la vie d’une jeune femme et ont été ma source d’inspiration. J'ai grandi dans un foyer où régnait l'égalité des sexes. Ça m’a vraiment encouragée à prendre des risques. Ça m’a vraiment encouragée à en apprendre toujours plus, et ça m’a encouragée à faire des erreurs. À l'âge de 13 ans, je pouvais jouer à la poupée, faire des pâtisseries, cuisiner, tondre la pelouse, conduire une voiture et un tracteur, réparer toutes sortes de choses, et aussi construire une maison.

Les premières années de ma vie m’ont permis de façonner ma pensée, mon énergie, ma passion pour ce que je suis aujourd’hui. Ça vous donne un sens du courage et l’énergie pour faire avancer les choses, et ça vous permet de prendre des risques. J’ai vraiment eu beaucoup de chance dans ma jeunesse d’avoir suivi ce parcours et d’avoir vécu parmi des modèles qui ont influencé la façon dont j’aborde la vie.  

Une chose que j’ai apprise, c’est de suivre les règles dans la mesure du possible, mais aussi les défier quand elles deviennent un obstacle. Les règles, c’est bien, jusqu’à ce qu’elles deviennent des obstacles, et alors vous apprenez à surmonter ces obstacles dès qu’ils entravent la marche du progrès en général.

 

"Une chose que j’ai apprise, c’est de suivre les règles dans la mesure du possible, mais aussi les défier quand elles deviennent un obstacle."

 

Kevin : Vous avez déclaré que la sous-représentation des femmes dans notre secteur technologique est un problème de main-d'œuvre nationale. Vous avez également soutenu qu'il faut y remédier pour que le Canada atteigne son plein potentiel. Je suis tout à fait d'accord. Comment le secteur de la technologie peut-il se renforcer avec un nombre plus élevé de femmes?

Chameli : Je suis Canadienne et j’en suis fière; toutefois, je crois que nous sommes en dixième position en tant que nation dans le palmarès des PIB des économies les plus importantes au monde. Et c’est un bon placement pour nous; mais personnellement, j’aspire à ce que la position de l’économie canadienne tire plus vers le haut.

Je pense que l’un des moyens d’y arriver, c’est d'accroître la contribution des femmes à la population active, que ce soit dans la discipline des STIM, l'ingénierie, l'agriculture, la production alimentaire ou la technologie. En général, cependant, la technologie est sous-représentée.

Il existe des plans d’action qu’on peut adopter, je pense. Le premier, c’est l’éducation. Le second, c’est, sans doute, le système éducatif. Et le troisième, c’est le lieu de travail. En ce moment, notre effectif chez Symcor se compose environ de 50 % de femmes. Notre équipe de cadres est constituée de femmes à 63 %, 57 % de notre conseil d'administration est diversifié, dont 43 % sont des femmes. Nous travaillons de manière très disciplinée pour y parvenir. Et puis le dernier point d’action, c’est la présence de modèles qui encouragent les femmes à constater, par exemple dans le domaine de la technologie, que suivre ces modèles ouvre la voie pour laisser sa propre empreinte.

 

"En ce moment, notre effectif chez Symcor se compose environ de 50 % de femmes. Notre équipe de cadres est constituée de femmes à 63 %, 57 % de notre conseil d'administration est diversifié, dont 43 % sont des femmes." 

 

Kevin : Expliquez-nous comment vous favorisez réellement une culture où ces types de résultats sont possibles.

Chameli : Je pense qu’un peu de discipline est nécessaire, si nous voulons avoir une équipe de direction à 50/50. Je pense que c’était une équation naturelle, ni préjudiciable aux femmes ni préjudiciable aux hommes. Je pense qu'une partie de notre culture a consisté à trouver cet équilibre, à réfléchir à la bonne façon de faire, à trouver les bonnes motivations, les bonnes mesures et les bons objectifs. Notre culture a été le fondement de nos actions. Nous l'avons élaborée de manière très délibérée. Nous sommes dans une position où notre culture est au service de la valeur.

Kevin : Se connecter pour le bien commun - Que percevez-vous dans la Mission première de Symcor et dans la transformation des industries et de la communauté?

Chameli : Je pense que notre Mission première représente pour nous un certain nombre de choses. À l’interne, ça représente l’égalité des sexes et la diversification du personnel qui dirige l’entreprise et participe à son évolution ainsi qu’à l’épanouissement de la clientèle. Mais cela se répercute également sur nos convictions, sur ce que nous devons faire au sein de la société. Par exemple, nous travaillons avec le Women's College Hospital pour encourager les soins de santé dans la communauté. Cette notion de bien commun, tout compte fait, c’est le bien public. Nous pensons que le bien commun, pour nous, c'est simplement agir sur le plan social, sur le plan commercial qui stimule l'économie, ou encore agir en faveur de nos clients et de la communauté.

 

"Cette notion de bien commun, tout compte fait, c’est le bien public."

 

Kevin : Dans le contexte de la pandémie actuelle, vous attendez-vous à ce que les statistiques relatives à l'engagement, à l'inclusion et à la progression des femmes dans le domaine de la technologie baissent, car elles ont probablement dû jongler avec la famille et le travail? Si tel est le cas, que peuvent faire les entreprises pour éviter d'entraver la progression de la carrière des femmes?

Chameli : L’impact de la COVID-19 a été pire pour les femmes que pour les hommes. Et je ne généralise pas. La COVID-19 nous a projetés dans le futur. Je pense que nous vivons sept ans dans l’avenir. Alors, pensez-y bien. Nous sommes en 2028, et moins de femmes sont impliquées à cause de la COVID. On doit trouver une solution. Nous ne devons pas seulement revenir au point où nous étions avant, mais nous devons prendre de l'avance.

Les femmes assument l'essentiel de la charge des enfants et de la gestion du foyer. Leur contribution est vraiment essentielle parce que le monde futur dans lequel nous nous trouvons en ce moment n'est pas harmonieux. Il n'est pas encore agréable. Nous devons construire des routes, des infrastructures, et nous connecter différemment. Les femmes doivent introduire les diverses applications technologiques et les divers services qui équilibrent les choses.

Kevin : Si vous pouviez lancer un appel à l'action, quelle serait la seule chose que nous pouvons faire pour accélérer le changement et soutenir les femmes dans le secteur de la technologie?

Chameli : Moi, je pense à une chose : la prise de conscience. Que ce soit dans le domaine de la technologie, de l'ingénierie, de la construction ou de l'agriculture, nous devons avoir plus de femmes qui en font plus sur le lieu de travail, dans les entreprises, dans la société. On a besoin de plus de femmes chefs d’État. On a besoin de plus de femmes premiers ministres. On en a besoin en politique, et on en a besoin en affaires.

Commençons par prendre conscience que ce n’est pas le cas. Abandonnons nos comportements réducteurs, tendons la main et encourageons, que nous soyons femme ou homme.  

Essayons d'aider délibérément une femme à se hisser vers le haut, que ce soit au niveau de l'éducation ou d'un autre domaine. Je dirais ceci aux hommes : vous avez tendance à supprimer les obstacles, et je vous demande de vous employer à les supprimer tous. Regardez, écoutez et agissez.


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